C'est une sortie qui démarre sur les chapeaux de roues.
On évite de peu la panne de batterie : Jean-François réalise, juste avant d’entrer sur l’autoroute, qu’il a oublié les phares de sa voiture.
Après deux heures de trajet, la marche débute dans un long sous-bois protecteur.
Peu à peu, la forêt s’éclaircit et s’aère, dévoilant à mesure de l’ascension la vue sur les montagnes voisines.
La boue se transforme progressivement en neige, tandis que de nombreux chants d’oiseaux accompagnent notre montée.
Les fiers sapins encadrent le sentier tracé par les pas précédents et dessinent comme un portail vers un autre monde.
Au bout de deux heures, nous atteignons l’alpage.
Je retrouve ces balcons du toit de l’Europe et des Aravis, qui m’avaient déjà émerveillée l’an dernier lors de la sortie igloo, avec leur vue splendide sur les sommets parés de blanc.
Nos joues rougissent sous un soleil de printemps trop pressé.
Ses rayons, préparés pendant des semaines, reviennent plus radieux que jamais et brûlent doucement la peau de visages qui ont vu trop de ciel gris.
Au sommet, les couleurs de deux saisons se rencontrent : mille mètres d’altitude de différence suffisent à juxtaposer hiver et printemps dans un tableau inhabituel.
Les lapiaz du plateau jouent avec la neige et la végétation pour composer un paysage hors du commun.
La pause repas se fait près du sommet, entre anecdotes et taquineries, dans une dépression de neige de plusieurs mètres qui nous abrite du vent.
Elle devient vite le terrain de jeu improvisé de Laurent, qui s’improvise lugeur pour le plus grand plaisir du groupe.
Dans les rires, et après avoir pleinement profité du panorama, la descente s’entame d’un bon pas.
La chaleur augmente et la neige devient de plus en plus lourde et collante au fil des mètres.
Nous retrouvons le bus au terme de cette belle journée, heureux de pouvoir enfiler des chaussures sèches et retrouver le confort des sièges.
Le retour s’engage, avec neuf sourires rosis par ce soleil extraverti.
Théa




CHARNAY Jean Paul - 25/02/2026
Merci Mael pour ce long compte rendu. Tu n'as pas perdu de temps .