C'est d'abord un petit camion avec remorque et vélos qui prend le départ de Bourg mardi 15 septembre à 7h00.
A son bord, le pilote : Dédé, puis les cyclistes : Thierry, Christophe, et Franck ex-cafiste qui nous a d'ailleurs indiqué plusieurs fois vouloir raccrocher les wagons !
Pour cette aventure, Thierry a fait le choix de démarrer à Machilly une petite bourgade de l'agglomération d'Annemasse.
9H00, on descend les vélos de la remorque, on saute dans les combinaisons et on resucre un peu les organismes avant le départ. Quelques tours de pédales nous permettent rapidement d'affronter la première difficulté du jour : le col du cou.
Passé le col, les descentes s'enchaînent, à travers les forêts de sapin et les prairies verdoyantes du chablais et notre petit train de cycliste traverse Morzine avant de débuter l'ascension du col de joux plane.
Arrivés au sommet, première jonction avec Dédé qui a sorti le LOOK carbone avec assistance électrique.
En 1h de route, il réalise l'ascension par l'autre versant pour découvrir l'un des rares cols qu'il ne connaissait pas !
En bas de la descente, notre petit train fait un arrêt à Samoëns ; au menu de midi : coca, comté et saucisson.
Puis nous voilà repartis via Morillon puis Cluses pour l'ascension du col de la colombière avant de basculer vers l'arrivée dans la belle station de la Clusaz.
La première étape se termine avec 131km et 3632m de d+, on va se reposer un peu, la route est encore longue ...
https://www.openrunner.com/route-details/23839679
Deuxième jour, la météo s'annonce plus mitigée et le parcours un peu plus exigeant: La clusaz > Tignes.
L'ascension du col des Aravis permet de s'échauffer en douceur et la vue dégagée au sommet nous rend plutôt confiants pour la suite : descente rapide sur Flumet avant l'ascension du col des Saisies.
Petite photo, une barre de céréales et on file sur Beaufort.
Le téléphone sonne, c'est Dédé : « passez pas par Hauteluce les gars j'ai du négocier pour passer ils sont en train de refaire la route. Ok, ben on se retrouve direct à Beaufort pour casser la croûte – allez soyez prudents».
Arrivée à Beaufort, on fonce dans le casino, une salade de pâtes, 30 mn de pause avant de se lancer à l'assaut du Cormet de Roseland.
Là on sent que Dédé est un peu chez lui :
- « les gars, je vais me garer aux chapieux, je vous rejoins en haut en vélo et à la descente on s'arrête à la source chaude de Bonneval».
- « Ok, ben nous on va y aller tranquille, on en a pour 2h à monter et ça commence à piquer un peu les cuisses ».
Comme prévu, on fait jonction avec Dédé devant le refuge du plan de la Lay. La météo est menaçante si bien qu'on sort les vestes pour rouler au milieu des marmottes.
Petite photo de groupe au sommet et le petit train file à vive allure dans la descente sur Bourg st Maurice. Avec des pointes à près de 90km/h, il ne fait pas très chaud sur le vélo et la découverte de la source chaude de Bonneval les Bains arrive au bon moment !
Les lieux ont bien changé, plus d’hôtel, plus de station thermale, mais la source elle est toujours là..
Dédé fini par trouver l'accès et descend par une main courante au bord de la rivière (incroyable, il est toujours aussi leste !).
En bas, on y devine quelques anciennes vasques, l'eau sort avec une couleur orangée à plus de 30°C...très étrange et les panneaux touristiques situés à proximité complètent les connaissances à Dédé..
https://infohautetarentaise.blogspot.com/2018/08/bonneval-les-bains-une-histoire-vraie.html
Après cette petite pause réchauffante, nous voilà reparti pour Bourg St Maurice et la montée vers Tignes. On aperçoit des nuages noirs sur la Vanoise, un peu d'eau sur la route mais pas une goutte pour nous perturber.
Courte pause au barrage de Tignes avant la dernière ascension de la journée et l'arrivée dans notre logement. Ouf, après cette étape un peu plus courte mais avec 4000m d'ascension, resto et dodo viennent clôturer la journée.
https://www.openrunner.com/route-details/23651425
Jeudi matin, petit dej avalé, on ouvre les volets : brouillard, 6°c ressenti. Habillons-nous chaudement car la descente sera torride !
Quelques coups de pédales et une bonne lumière nous permettent de traverser les paravalanches qui mènent à Val d'Isère.
Le premier RDV avec Dédé est fixé au Pont St Charles, histoire de quitter les doudounes et de se mettre en mode offensif pour l'ascension de l'Iseran.
Les nuages se lèvent rapidement pour laisser place à un grand soleil.
Nul besoin de se rhabiller pour faire la photo au sommet !
Face aux glaciers (Evettes, Vallonnet, Charbonnel....), la vue est splendide, bien mieux qu'une carte postale !
Fin de matinée, il est l'heure de manger un tuc, boire un coca et nous voilà repartis pour la descente. Notre petit train double motos et camping-car et nous voilà rendus à Bonneval sur Arc pour rejoindre la longue vallée de la Maurienne.
Petit arrêt obligé à Bessans, pour observer le village qui prépare tranquillement ses pistes nordiques.
Les données du compteur mettent un petit coup au moral : il fait 11°C et il reste encore 120km malgré les 45 déjà passés dans l'ascension de l'Iseran.
Mais vite, le petit train est attendu en gare de St Michel de Maurienne pour accrocher 2 wagons supplémentaires. Les relais s'enchaînent, on baisse la tête et on fait parler les cuisses pour affronter un petit vent contre.
50km à 40km/h de moyenne, la descente de la haute Maurienne reste assez efficace avant de faire jonction avec Xavier et Adrien.
Partis de la gare de Bourg le matin même, il totalisent 70km et 900d+ avant de poursuivre le périple avec nous.
On avale un Campéro, sandwich chaud aux saveurs d'Andalousie...original pour la Maurienne mais très efficace pour ce qui nous attend : Télégraphe + Galibier...il faudra bien quelques frites dans le ventre pour arriver au sommet !
Bien entendu, Dédé est au rendez-vous à St Michel ; là aussi il est un peu chez lui et nous dit « bon les gars il va falloir y aller parce que vous n'êtes pas encore arrivés ! Moi je monte, je passe le tunnel, je me gare au monument et je reviens sur vous dans le Galibier ».
Ce qui devait arriver arriva ; le train s'étire dans cette terrible ascension. Et ce n'est pas 2 wagons mais plutôt 2 locomotives qui nous ont rejoints.
La courte descente sur Valloire nous redonne un peu d'élan et l'on fait rapidement jonction avec Dédé. Il a volontairement oublié de charger la batterie du LOOK pour mieux profiter de l'ascension. C'est incroyable, donne-nous la recette pour avoir cette pêche d'enfer à ton âge !
17h30 au sommet du Galibier, 8°C et 140km au compteur...on profite quelques minutes des Ecrins mais il ne faudra pas traîner.
Le petit train raccroche tous les wagons, se transforme en TGV et file à vive allure sur Serre Chevalier. Fin d'étape : 165km et encore 4000m de dénivelé. Reste plus qu'un bon resto et un gros dodo...
https://www.openrunner.com/route-details/23653246
Jeudi matin, c'est la bascule. On passe du nord au sud.
Dédé nous dit « ah là après je connais moins ».
Le camion est équipé d'un GPS mais quoi de mieux qu'une bonne carte michelin pour s'orienter ?
8h30 départ du TGV, traversée de Briançon mais l'élan ne suffira pas pour monter le col d'Izoard.
Rebelote, 2h la tête dans le guidon.
Napoléon est déjà passé par là..devant le refuge du même nom, on refait jonction avec Dédé qui a ressorti le vélo.
D'ailleurs, le vélo de route, c'est un peu comme la vie : il y a des moments faciles, puis d'autres plus difficiles ; autrement dit, des hauts et des bas.
Mais cette semaine, ce sont surtout des hauts tellement nous sommes heureux de partager cette aventure de montagne tous ensemble.
Arrivés au sommet, un petit pipi et on sort le drapeau pour marquer le territoire.
On fait la photo de groupe avant d'attaquer la descente...casse déserte, traversée d'Arvieux et le TGV file à travers la vallée du Guil.
La profondeur du précipice ne laisse pas le droit à l'erreur de pilotage. Les paysages sont magnifiques et on voit très vite le changement de décor..
Sortie de Guillestre, première à Gauche direction Vars « vous verrez les gars il y a une station bien sympa là-haut, on fait la pause avant de finir le sommet, il n'y en a pas pour longtemps ».
2h plus tard, après avoir rajouté 200m de d+ au parcours pour traverser une zone en travaux, nous voilà enfin devant une salade de pâte et une canette de coca.
On mange au soleil et il fait chaud...on sent bien que l'on est dans le sud !
La pause repas, est agrémentée de quelques anecdotes de ski de rando et on reprend la route pour le col de Vars.
A la descente, le TGV file et les relais s'enchaînent pour passer St Paul sur Ubaye et rejoindre Jausiers avant la dernière grosse difficulté du séjour : la Bonette.
Peu d'entre nous connaissent, 24km à 7% de moyenne, autant dire qu'il faut avoir du mental.
Là encore, le train s'étire vers la plus haute route d'Europe. Le col de la Bonette est effectivement plus bas que celui de l'Iseran mais la cime culmine à 2802 m !
Là haut, la roche est noire, l'ambiance est hostile et la sortie de route n'est une fois de plus pas permise !
Tenue d'hiver avant la photo, on reprend les vélos et on bascule dans le 06 et sa belle vallée de la Tinée.
On est encore loin de la côte d'Azur mais on sent que l'arrivée approche. On reste concentrés pour la descente qui nous amènera à 18h30 à St Etienne de Tinée.
Bienvenue au Régalivou, un hôtel restaurant dans lequel nous nous réfugions pour la nuit.
« Régalez-vous ! » ce n'est pas Adrien qui dira le contraire après s'être enfilé 2 pizzas pour ré alimenter le v12 !
https://www.openrunner.com/route-details/23652743
Samedi 19, dernière étape. La baignade dans la méditerranée est déjà dans toutes les têtes.
Plusieurs indices nous confirment qu'on est bien dans le sud.
20mn de retard à l'ouverture du petit-déjeuner, il ne faut pas s'inquiéter !
Pour l'étape, Thierry aurait pu tracer au plus court, mais trop facile il a prévu 2 cols hors catégorie avec plus de 2000m de d+.
Dès le départ, le TGV descend à vive allure la vallée de la tinée et les gorges de Valabres.
Puis clignotant à gauche pour rejoindre le col de la Colmiane (célèbre départ de la Transvésubienne, exigente course de VTT).
La traversée du village de Valdeblore nous plonge rapidement dans une ambiance Italienne : villages perchés et maisons colorées.
Puis on retrouve Dédé dans la descente de la Colmiane ; toujours aussi leste, il nous emmène à près de 60km/h à St Martin Vésubie.
Le camion est garé sur le lieu des travaux de réfection des berges de la rivière, tristement célèbre depuis le inondations de la tempête Alex en 2020.
Arrêt aux stands au petit casino pour une salade de pâtes ; on se met en mode sudistes, courte sieste au soleil avant de reprendre la route en direction de Roquebillère.
Puis de nouveau clignotant à gauche pour affronter le col du Turini une nouvelle ascension de 15km à près de 8%.
En haut, Dédé nous attend. Changement de tenue pour affronter les 45km de descente qui nous séparent désormais de Nice.
La descente du col de Turini est magnifique. Elle enchaîne les épingles pendant 27 km et nos vélos se comportent tels les bolides du Monte-Carlo.
Concentration oblige jusqu'à l'arrivée. La conduite de quelques automobilistes nous rappelle d'ailleurs que l'on est vraiment dans le sud !
L'odeur d'iode éveille nos papilles avant de retrouver Dédé à Drap, un dizaine de km avant la ligne d'arrivée. Changement de pilote pour conduire le camion dans la métropole. Dédé enfourche le vélo pour découvrir la ville de Nice et la promenade des Anglais.
https://www.openrunner.com/route-details/23653066
Quelques minutes plus tard, l'aventure à vélo se termine ; on saute dans nos maillots pour se tremper dans la méditerranée... à 26°C.
Pour finir, même programme : resto, dodo et retour à Bourg le lendemain matin.
Au total : 5 jours / 710km / 16 485m D+ / 20,6 km/h de moyenne
CD






CORAT Brigitte - 23/09/2026
Waouh ! Quelle équipe et quelle équipée ! Bravo à tous et surtout à Dédé !